Relaxation coréenne

La relaxation coréenne est une technique de détente du corps qui se pratique au sol. Une personne est allongée sur le dos, dans une tenue confortable, pendant que le praticien intervient sur elle en partant des pieds et en montant progressivement vers la tête. Derrière la technique, c’est l’intention du praticien qui porte les effets relaxants.

Objectif et technique

L’objectif de la relaxation coréenne est de permettre le lâcher-prise. C’est en prenant conscience qu’il peut lâcher, qu’il peut faire confiance à l’Autre et en expérimentant ce lâcher-prise dans son corps, que le patient décuplera sa détente.

La technique utilisée est principalement la vibration, c'est-à-dire la provocation de l'ondoiement naturel du corps en stimulant le cerveau.

Cependant l'obtention de cet ondoiement requiert un travail subtil imitant le système du balancier :

  • L'astuce repose sur le choix de la vitesse des mouvements et l'attention que porte le praticien au corps du patient.

  • La vibration n'est réellement réussie que si le praticien la ressent également sur son propre corps.

La relaxation coréenne, comme son nom l'indique est une relaxation de tout l'être. Elle apporte de nombreux bienfaits comme :

  • L'éveil des sens.

  • Le soulagement des douleurs au niveau des muscles et des articulations.

  • La perte de surpoids.

  • La lutte contre l'insomnie, les angoisses et le stress.

 

 

 

 

 

 

Contrôler, ou s’abandonner ?

La volonté de tout contrôler – souvent une forme atténuée de la névrose d’angoisse – se lit dans le corps. Cette attitude mentale s’accompagne notamment de crispations au niveau des articulations, engendrées par un tonus musculaire excessif. Elle se révèle par l’impossibilité de se laisser manipuler passivement, sans reprendre l’initiative du mouvement, soit pour s’opposer (enfant rebelle ou parent normatif incapable de souplesse), soit pour aider le praticien en anticipant ses gestes (enfant adapté ou parent nourricier fermé à l’accueil de son propre plaisir).

La relaxation coréenne vient dire par le geste et la présence :

« Tu peux abandonner, l’espace d’une séance, cette volonté de tout contrôler. Tu peux sentir comment c’est, de vivre l’absence de tension, dans chacune de tes articulations ».

 

Et elle ajoute :

 

« Si c’est impossible pour toi de le vivre complètement, respecte cela, respecte les peurs, les tristesses, les colères qui sont derrière. Mais sens que par moment ou par endroit, tu peux aussi ne rien faire, ne pas agir, et sens comme c’est bon ».

 

 

 

 

L’attitude du praticien

Pour permettre ce « décrochage » chez le receveur, le praticien soigne sa qualité de présence. Dans l’idéal, sa présence devrait être absolument constante dans son intensité. Chaque rupture de la relation peut faire revivre au patient une situation d’abandon. 

Cette présence, par sa qualité, soutient le receveur, l’accompagne dans une prise de conscience qui peut être émotionnellement difficile pour lui. Pour cela, le praticien est nécessairement enraciné, centré, très en lien avec la terre et avec son propre corps.  

C’est en accueillant ses tensions, en leur laissant une place, en leur donnant le temps de dire leur sens, qu’il aidera le receveur à les résoudre. Une attitude qui consisterait à lutter contre, à vouloir pour l’autre obtenir une détente contre lui-même, ne déboucherait que sur un renforcement des résistances. 

Pour guider son geste, le praticien a une connaissance intuitive du mouvement et des amplitudes articulaires qui se fonde sur son expérience. Il puise dans la conscience de son propre schéma corporel, pour créer le mouvement qu’il induira chez le receveur. S’il suivait un plan à la lettre, s’il appliquait trop scrupuleusement des techniques d’étirement, il perdrait le contact, au profit du mental, au détriment d’une relation corps à corps.

La relaxation coréenne est une incitation douce au relâchement en accueillant ce qu’il en sort, sur le plan émotionnel notamment. Une complicité forte entre un receveur qui donne à voir son intimité et un praticien qui sait la respecter.

​Ce qui peut se passer au cours d’une séance...

La sensation de lâcher-prise progressif est différente d’un abandon subit et global dans lequel la personne accepte d’un coup de lâcher une peur, comme par exemple dans le cas d’un saut à l’élastique. Le lâcher-prise progressif pointe la difficulté dans chaque partie du corps. A chaque nouvelle étape, le receveur, incité à habiter son corps plutôt qu’à le fuir, ressent la tension, la difficulté éventuelle de lâcher, puis l’extase du relâchement. A chaque articulation, il peut être ramené à une séquence de sa vie. Sans forcément prendre conscience de ce qui se joue, il abandonne ici la peur d’un moniteur de ski qui l’a bloqué dans son apprentissage, là, la crispation de devoir écrire vite, ailleurs, la croyance d’avoir dû se taire, ailleurs encore, sa crainte exagérée de la mort. Parfois, le lien entre la tension et l’histoire monte à la conscience du receveur. C’est alors que l’émotion d’abord floue et envahissante se pose sur des souvenirs, se précise pour se distancier et libérer plus complètement le mouvement, désinscrivant les traces de l’événement sur les tissus.

C’était le cas, par exemple, pour cet homme d’une trentaine d’année dont le bras droit n’atteignait jamais la souplesse du bras gauche. Lorsqu’il a pris conscience que cette tension permanente continuait à le protéger des coups de son père qu’il ne recevait plus depuis vingt ans, il a pu lâcher son bras comme jamais. Mesurant l’obsolescence de ce système de protection, mais comprenant l’utilité qu’il a eu jadis, il peut lui rendre grâce et s’en défaire. L’expression de l’émotion aide à faire le deuil de ce handicap qui l’a accompagné si longtemps, comme un ami fidèle mais encombrant. Comment lâcher cette caractéristique de Soi, si ancrée dans le corps qu’elle fait partie de l’identité ? L’extase du relâchement expérimenté dans la relaxation coréenne donne un échantillon de ce qu’il est possible de vivre, une nouvelle référence de ressenti corporel que le corps enregistre, et sur laquelle il se fondra à l’avenir.

Parfois, des émotions archaïques surgissent à l’occasion de ces prises de conscience. Certaines, plus identifiables (la peur, la colère, le désespoir…), se manifestent par des suées, des vomissements, des sanglots… Paradoxalement, c’est la douceur de la technique qui la rend douloureuse. Elle laisse le temps de prendre conscience, elle confronte à l’étendue de ce que l’on s’impose, comme si l’on éclairait peu à peu les murs de la prison qu’on s’est construite.

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